La situation tant économique que sociale en Afrique est difficile mais il n'y a pourtant pas de quoi désespérer. Dans leur lutte pour la survie, les populations du Sud inventent des organisations et des formes non officielles d'activités économiques qui, si elles ne sont pas contrecarrées, sont pleines de promesses. Ces micro-entreprises pourraient devenir une base importante pour le développement des pays du Sud.

L'objet de notre projet Tactique Éthique est avant tout de comprendre le fonctionnement de ces initiatives locales (micro financement ou commerce équitable) qui permettent un réel développement des populations les plus pauvres. Pour cela il était nécessaire de nous rendre sur place, dans le but d'échanger avec ces entrepreneurs et de côtoyer les bénéficiaires. De plus, nous souhaitions vivement apporter une aide pratique et avons donc défini avant notre départ et avec chacun de nos partenaires une mission que nous pourrions réaliser bénévolement pour leur compte.

A travers ce projet, nous souhaitons montrer que l'Afrique est capable de trouver ses propres moyens de développement, qu'elle n'est pas toujours dépendante d'organisations internationales, qu'elle sait parfois rejeter la charité pour penser " entrepreunariat ".

Nous voilà aujourd'hui sur les routes africaines, à la rencontre de ces femmes et de ces hommes qui se battent pour mettre en place des systèmes économiques efficaces n'ayant qu'un seul but: sortir la population de sa misère.

Nos missions se dérouleront dans trois pays distinct, l'occasion pour nous de découvrir trois cultures différentes mais aussi de pouvoir comparer trois systèmes de développement différents.

Rejoignez-nous en Mauritanie où nous nous trouvons actuellement

Du 10 juin au 15 juillet au Mali 

Du 15 juillet au 30 août au Togo 

 

 

 

 

 

 

Paris-Nouakchott: 6 Avril/16 Avril

6 avril-9 avril: Paris-Algeciras

Les derniers préparatifs réglés, la voiture chargée... dimanche 6 avril 10h30, l’heure du départ a sonné. Après 2 ans de préparatifs notre projet devient enfin réalité. Du haut de ses 108 000 km la descente vers le sud de la France est une partie de rigolade pour notre voiture. 

Après une première halte à Toulouse nous franchissons définitivement la frontière espagnole…définitivement? Pas tout à fait! Un petit oubli de passeport à Toulouse nous a permis de franchir la frontière trois fois dans la journée. Faut dire qu’elle est vraiment belle cette frontière. Nous traversons le béton de la côte espagnole, Barcelone, Valencia…pour finalement arriver à Algeciras et quitter pour quelques temps le vieux continent.

 

10 avril-14 avril: Traversé du Maroc, Ceuta-Dakhla 

On est directement dans le bain en arrivant à la douane marocaine…des formalités douanières, à notre surprise, rapidement expédiées. Larache sera notre premier bivouac au Maroc: on nous indique une adresse pour passer la nuit, “le centre d’accueil et de repos pour les marocains résidants à l’étranger”. Serait-on un peu marocain d’adoption?  En tout cas c’est un bon plan quasiment gratuit. 

Le lendemain nous profitons de notre autoroute personnelle vers Rabat. Vigilance tout de même, il semblerait qu’elle soit plus empruntée par les piétons:  le berger qui surveille son troupeau depuis la bande d’arrêt d’urgence ou encore l’ouvrier qui pique un petit somme dans les hautes herbes du terre plein central sont autant de distractions. On ne risque pas de s’endormir au volant!

Arrivée à Rabat, on est juste dans les temps pour obtenir les visas mauritaniens…à un détail près…depuis peu il faut aller faire la demande à Casablanca. C’est reparti! Deux jours d’attente pour obtenir les visas…

 

 

 

 

 

 

Vendredi 15h, notre périple peu reprendre…direction Essaouira puis Tan-Tan. Déjà 3500 km au compteur, c’est frustrant de traverser tant de paysages sans pouvoir prendre le temps de s’arrêter. Les différentes routes du sud se rejoignent pour former la seule et unique route permettant d’accéder à l’immensité du sahara. Route très empruntée par les camions comme nous avons pu le constater au cours d’un bivouac forcé aux abords de celle ci. Une autre nuit agitée nous attendait malheureusement le lendemain sur la plage de Boujdour: c’est étonnant comme la mer monte beaucoup ici! On est forcé de remonter  3 fois la tente pour finalement arriver à être à l’abri.

Au fur et à mesure que nous descendons, le paysage devient désertique, les chameaux remplacent les chèvres, le sable gagne sur le goudron, la température semble augmenter au même rythme que le compteur. Finalement nous atteignons Dakhla  dernière ville pour nous avant les 1000km de désert menant à Nouakchott.

 

 

 

 

 

 

15 avril-16 avril: Traversé du Sahara, Dakhla-Nouakchott

Après les derniers préparatifs, révision approfondie de la voiture, plein du réservoir et des 60 litres de nos  bidons d’essence, transformant ainsi la voiture en bombe roulante, nous sommes fin prêts pour partir à l’attaque des dunes.

Les réjouissances commencent avec le passage des 7km de no man’s land entre le Maroc et la Mauritanie : attention aux mines, hors pistes non conseillés… encore faut-il savoir où se trouve la piste. Heureusement nous avons pu bénéficier la veille des conseils avisés d’un connaisseur. Après quelques ensablements, une cahute apparaît au loin : “passeport s’il vous plaît”. Nous voilà donc en Mauritanie.

500 km de désert nous séparent encore de Nouakchott, pas question d’effectuer le trajet sans guide à moins de vouloir visiter le Sahara pendant plusieurs années.

Med Salem Ould Mohamed alias Fangio sera donc ce guide. Après les soixante premiers kilomètres, bivouac en plein désert. Le lendemain, aux cailloux succèdent les dunes, aux dunes la plage… un émerveillement de chaque instant. Tout cela à un rythme effréné, sensations fortes assurées, surtout lorsque la voiture décolle au détour d’une dune ou lorsque les cailloux tapent sous nos pieds.

La traversée sera finalement très (trop) rapide, mais là n’est pas l’objectif de notre voyage.

Nous voici donc à Nouakchott, ville plantée au milieu du désert, à plus de 70 km de premier point d'eau.
Mais que sommes nous venus faire ici ?

 

Toutes les photos de Nouakchott 

 

 

 

 

 

3 juin - 6 juin : Départ de Nouakchott direction Bamako

Notre mission terminée, nos adieux faits, nous pouvons prendre la route du Sénégal. Départ aux aurores pour éviter la canicule…nous étions arrivés à Nouakchott par le désert et nous en repartons…..par le désert!! C’est parti, plus personne ne peux nous arrêter…à part les chameaux capricieux (plus nombreux qu’on ne le croit) qui traversent sans crier gare!! Les paysages jusque là totalement désertiques commencent à verdir à mesure que nous approchons de la frontière et du fleuve Sénégal.

Première difficulté et non des moindres, le passage de la frontière Mauritanie / Sénégal au niveau de la ville de Rosso. Rosso : passage obligé pour le Sénégal, zone réputée pour ses racketteurs en tout genre. Et nous on ne trouve pas meilleure idée que de fermer la voiture avec les clés délicatement posées a l’intérieur. Le malaise…c’est un peu comme couler son propre bateau dans une zone infestée de requins. Enfin bon on pourra apprécié la dextérité des Sénégalais pour ouvrir en 30 secondes chronos une voiture…record à battre!! 

Rosso-Dakar via St Louis: 

une belle route comme on en rêvait depuis longtemps: avec du vrai bitume et même des lignes blanches. On retrouve la civilisation aux abords de Dakar…on s’en serait passé vue les embouteillages monstres.

Après quelques jours à Dakar il est temps de partir à la conquête de l’est. Direction Kaolack où nous visitons une des 4  usines sénégalaises de la Sonacos. Merci à la société Lactara qui nous a introduit au sein de l’univers de l’arachide. Nous découvrons le mode de transformation de l’une des principale richesse du Sénégal et prenons conscience des contraintes pesant sur les agriculteurs, notamment les aléas climatiques.

Nous poursuivons notre route vers l’est et plus nous rentrons dans les terres plus la chaleur augmente. Nous traversons de nombreux villages où nous sommes toujours regardés bizarrement mais merveilleusement accueillis. 

 

 

 

 

Tambacounda - Kayes : 

Une grosse étape incluant le passage de la frontière malienne… no problemo, les douaniers sont même plutôt sympas, ici pas de magouilles, on est les bienvenus et ça se sent. Le Mali s’offre à nous: des paysages vallonnées et très peu pour ne pas dire aucune route bitumée dans tout l’ouest du pays. Après plus de 100 km de piste nous prenons un repos mérité à Kayes. 

 

 

 

 

Ce repos on l’a bien mérité mais le ciel ne semble pas décidé à nous laisser peinard: la nuit sera longue et fatigante: grosse chaleur, vent de sable, orage…ce ne sont pas les meilleures conditions pour passer une nuit tranquille à la belle étoile. En tout cas une chose est sûr, la saison des pluies s’annonce. Dilemme : peut on encore emprunter la piste qui mène jusqu’à Bamako où est elle déjà engloutie?

De toute façon quel que soit l’état de la piste on ne se donne pas le choix : réserver une plate-forme pour la voiture demanderait trop de temps…et en train on n’est pas sûr d’arriver plus rapidement ni entier (les pannes et déraillement sont paraît il fréquents).

Notre objectif de cette nouvelle journée : rallier Diéma soit parcourir 280 km …à peine…10h pour parcourir la distance…on arrive sur les rotules mais la voiture est toujours entière. Pas même une crevaison!! Par contre on évite pas quelques ensablements: heureusement nos amis les 4X4, seuls autres véhicules à fréquenter la piste passent au bon moment. 

 

 

 

 

Diema - Bamako: 

180 km de tôles ondulées, on compte les carcasses de camion sur le bord de la piste. On a l’impression que la voiture va se disloquer, partir en mille morceaux….donc on suit une piste adjacente, conduite rallye.

Nous voilà enfin arrivé à Bamako.

 

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